8 morts, 111 blessés, ont déjà été victimes de l’extrême droite .
Le DPS (Département Protection Sécurité) présenté officiellement par le Front National comme son service d’ordre mais agissant en réalité comme une véritable milice armée (1 700 membres en théorie, en réalité entre 3 000 et 7 000 membres dangereusement actifs) est largement responsable de ce bilan.
N’oublions pas : le DPS est passé à l’acte à Mantes-la-Jolie lors de la dernière campagne des législatives, transformant le marché de la ville en champ de bataille ou encore à Montceau-les-Mines.
Aujourd’hui, le DPS placé depuis le début sous l’autorité directe et unique de Jean-Marie Le Pen, se divise. Plusieurs des ses responsables annoncent leur ralliement à Bruno Mégret.
En attendant, l’ex-Front National Serge Martinez a constitué sa propre garde prétorienne pour se protéger... du DPS.
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Le DPS : une véritable milice Mais quelque soit la configuration, le Front National ne connaît qu’un langage, celui de la force et ne recule devant rien : le FN estimant que les blazers bleu marine du DPS sont parfois insuffisants, a mis sur pied des "Unités Mobiles d’Intervention", mobilisables 24h sur 24 h, destinées à frapper plus vite et plus fort. |
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A l’instar de la police et de l’armée, c’est à un véritable travail de renseignement que se livre par ailleurs le DPS (fichiers et clichés photographiques de journalistes et de militants anti-fascistes), sans parler de l’usage généralisé des armes y compris parfois des armes à feu.
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Le DPS tombe sous le coup de la loi L’existence d’une milice telle que le DPS rappelle les ligues factieuses des années 30. C’est justement à ce moment qu’a été forgée la première loi permettant la dissolution des milices et autres "groupes de combat". De plus le nouveau code pénal dans son article 413 précise que : "constitue un groupe de combat, en dehors des cas prévus par la loi, tout groupement de personnes détenant ou ayant accès à des armes, doté d’une organisation hiérarchisée et susceptible de troubler l’ordre public". Le DPS constitue ce que l’on appelle un groupement de fait. Son existence est incontestable comme groupe constitué : le DPS tombe donc sous le coup de la loi. |
SOS RACISME est en campagne pour la dissolution du DPS Face au grave danger que constitue l’existence et le renforcement du DPS, plusieurs organisations se sont prononcées pour la dissolution du DPS. C’est par exemple le cas de syndicats de magistrats et de policiers (SM, UNSA Police...). SOS Racisme est parti en campagne, depuis plusieurs mois, pour sa dissolution sous la forme d’une pétition - carte postale. En octobre 1998 le cap des 30 000 signatures était franchi. Nous avons obtenu une première victoire : la création d’une commission d’enquête parlementaire sur le DPS. Mais la pression ne doit pas se relâcher, les députés doivent faire toute la lumière sur ses méthodes si clairement anti-républicaines et anti-démocratiques. |
DPS = groupement délinquant? Loi du 10 janvier 1936. "Seront dissous, par décret rendu par le Président de la République en Conseil des Ministres, toutes les associations ou groupements de fait: 1- qui provoqueraient à des manifestations armées dans la rue; 2- ou qui, en dehors des sociétés de préparation au service militaire agrées par le Gouvernement, des sociétés d’éducation physiques et de sport, présenteraient, par leur forme et leur organisation militaires; le caractère de groupe de combat ou de milices privées; 3- ou qui auraient pour but de porter atteinte à l’intégrité du territoire national ou d’attenter par la force à la forme républicaine du Gouvernement"
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